Liste de naissance : les erreurs qu’on regrette trois mois plus tard

Liste de naissance : les erreurs qu'on regrette trois mois plus tard

Trois mois après la naissance, beaucoup de parents font le même constat en rangeant le placard : une pile de pyjamas taille naissance jamais portés, un chauffe-biberon encore dans son carton et pas un seul body en 6 mois. La liste de naissance avait pourtant été préparée avec soin. Le problème vient rarement d’un manque d’attention, plutôt de quelques réflexes que presque tout le monde partage.

Tout miser sur la taille naissance

C’est l’erreur la plus répandue, et la plus compréhensible. On attend un nouveau-né, on achète donc pour un nouveau-né. Sauf que cette taille se porte peu de temps : selon le poids à la naissance et la vitesse de croissance, certains bébés la quittent au bout de quelques semaines, d’autres ne la portent presque pas. Les proches, eux, ont tendance à offrir justement ces tout petits vêtements, parce qu’ils sont attendrissants.

Le bon réflexe consiste à inscrire sur la liste quelques pièces seulement en taille naissance et à réserver le reste aux tailles 3 mois, 6 mois et au-delà. Un body un peu grand se porte avec les manches retroussées ; un body trop petit ne sert plus à rien.

Choisir le gros matériel sur photo, sans mètre ruban

Poussette, lit à barreaux, table à langer, transat : ces achats pèsent lourd dans le budget et dans l’appartement. Ils sont souvent choisis en magasin ou sur une fiche produit, dans un décor qui n’a rien à voir avec celui où ils vont vivre. Résultat fréquent : une poussette qui passe de justesse dans l’ascenseur, ou dont le châssis plié occupe tout le coffre de la voiture et ne laisse plus de place pour les courses.

Avant d’inscrire un article encombrant, prenez trois mesures : la largeur des portes et de l’ascenseur, le volume utile du coffre, la place réellement disponible dans la chambre une fois le lit installé. Regardez aussi le poids de la poussette pliée si vous vivez en étage sans ascenseur, car c’est vous qui la porterez avec un bébé dans l’autre bras. Ces données figurent presque toujours sur les fiches techniques, mais on les lit rarement.

Pourquoi la liste fait-elle doublon avec les cadeaux spontanés ?

Une liste n’empêche jamais les cadeaux hors liste. Les grands-parents, les collègues, les voisins arrivent souvent avec un doudou, une gigoteuse ou un coffret de naissance choisi de leur côté. Si la liste contient déjà ces mêmes articles, on se retrouve avec trois gigoteuses de la même taille et aucun drap-housse de rechange.

Une façon simple de limiter les doublons : garder sur la liste ce que les gens offrent rarement d’eux-mêmes. Par exemple :

  • des draps-housses aux dimensions exactes du matelas ;
  • un thermomètre de bain et des bavoirs en nombre ;
  • une participation à un achat plus lourd, comme le siège auto ou la poussette ;
  • des couches dans plusieurs tailles, qui ne se perdent jamais.

Les peluches et les petites tenues arriveront de toute façon. Pour se faire une idée de ce qui sert vraiment au quotidien, mieux vaut croiser plusieurs sources : les conseils donnés pendant la préparation à la naissance, les retours de parents de l’entourage et des contenus pratiques, comme les articles de conseils aux parents publiés par le magazine Ecovibio. L’objectif n’est pas de recopier une liste type, mais de repérer les objets dont l’utilité revient d’une source à l’autre.

Oublier que bébé aura bientôt six mois

La liste de naissance est pensée pour l’arrivée, et c’est logique. Mais les dépenses ne s’arrêtent pas au retour de la maternité. Vers le milieu de la première année arrivent la diversification alimentaire, la chaise haute, les premières cuillères, parfois un siège auto plus grand, et des vêtements pour une saison qui n’est pas celle de la naissance. Un bébé né en avril aura besoin d’un manteau en taille 6 ou 9 mois à l’automne, pas d’un manteau naissance.

Inscrire dès le départ quelques articles pour cette période évite de tout financer seul six mois plus tard, au moment où le congé parental ou la reprise du travail rebat les cartes du budget. Les proches qui offrent leur cadeau après la naissance sont d’ailleurs souvent contents de trouver encore des idées disponibles.

Vouloir tout prévoir avant d’avoir rencontré son enfant

Dernier piège, plus discret : la liste exhaustive, celle qui couvre chaque situation possible. Babyphone vidéo, nid d’ange, stérilisateur, veilleuse projecteur, transat à bascule, mobile musical… Certains de ces objets serviront tous les jours, d’autres resteront dans leur boîte, et il est très difficile de le savoir avant de connaître le rythme de son bébé et sa propre façon de s’organiser.

Les pharmacies, les magasins de puériculture et les sites marchands livrent vite. Ce qui manque au bout de deux semaines peut s’acheter à ce moment-là, en connaissance de cause. Garder une partie de la liste sous forme de cagnotte ou de bons d’achat laisse cette marge sans priver les proches du plaisir d’offrir.

Avant de partager le lien de votre liste, faites-la relire par un parent dont l’enfant a entre un et deux ans : en dix minutes, il repérera ce qui lui a servi chaque jour et ce qui a fini au grenier.